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LA PARTIE
2024
9782492768460
À PARTIR DE 8 ANS
: Un documentaire jeunesse sur les fêtes et les défilés festifs très intéressant.
Avant d'y venir, la lecture du documentaire nous aura poussé à ce grand préambule qui suit.
Le carnaval est-il toujours aussi populaire?
Oui, procéder à un état des lieux culturels sera aussi amusant qu'intéressant, mettant en lumière des changements moraux dans la société, des évolutions de mentalités qui initieront aussi des cadres politiques laïques chez nous en France.
Que connaissons nous principalement du carnaval?
Halloween, est ce un carnaval?
Halloween, fais moi peur!
Oui, les adultes aiment encore se déguiser mais exit les productions de masques en plastique des années 80 proposés dans les bureaux de tabac.
Nous pourrons bien clairement parler de "glissement", avec la disparition progressive évidente des défilés de carnaval du Mardi gras.
Soupir!
Un désaveu pour cette fête issue de la fête chrétienne jugée trop candide et enfantine par les enfants eux-mêmes (ceux-là, oui, qui regarderont depuis le couloir par dessus l'épaule des parents ou assis à côté des grands frères et grandes soeurs les "Experts Las Vegas," interdits parce qu'ils sont trop petits et qu'ils ont école le lendemain).
Les grands rechercheront l'insouciance, le rire et le débordement sans cadres, déguisés comme des enfants, restimulés par une palette de succès cinématographiques horrifiques par contre, qui élargira la fête des morts à un plus large public bien au delà du recueillement.
"Vendredi 13", "Halloween", pour ne citer qu'eux.
Oui, les nouvelles générations se tourneront vers la plus populaire et frissonnante Halloween (le 31 octobre) pour être de la partie, où les plus grands des enfants et même les adultes pourront se joindre aux plus petits, déguisés en monstres, qui de leur côté iront frapper aux portes pour collecter des bonbons.
Mardi gras se passera le jour, Halloween se déroulera la nuit, promettant de se faire un peu peur pour de rire.
Et notre pauvre Mardi gras (en Mars) ?
Il aura une toute autre inspiration qu'Halloween et on y viendra un peu avec le livre, lié au calendrier des fêtes religieuses.
Le "Mardi gras" était suivi par tous en France en tous cas et on pouvait s'y empiffrer de gourmandises, oublier le dur supplice annuel de ne pas se laisser tenter au péché de gourmandise, cette fête suivait de près le Carême (où on jeûnait pour rendre la symbolique de purification du corps et de l'esprit bien limpide avant la récréation).
Le documentaire le montrera souvent, les fêtes de carnaval seront dans le passé des dates festives "politiques" où on pouvait faire se relâcher les habitants, où les croyants pratiquants majoritaires délaçaient la ceinture sur ses responsabilités pour échanger sa place avec d'autres et fédérer les classes sociales.
L'air du temps se tournera vers des croyances moins sérieuses, plus légères, plus hédonistes et aussi des mythes païens beaucoup plus magiques.
Place au documentaire " Carnaval !" !
Le documentaire "Carnaval !" poussera de côté Halloween et s'intéressera à des coutumes festives internationales encore ancrées à de vraies traditions locales, dont les défilés favoriseront la créativité musicale et esthétique, mobiliseront les populations sur une trève partagée.
On y reparlera des " Saturnales" des romains, où maîtres et esclaves échangeaient de place le temps de la fête hivernale.
Idem avec la fameuse "Fête des fous" du Moyen-âge, où le clerché et ses petites gens échangeaient leur place, où ces figures de retenu pouvaient se relâcher dans des excès autorisés et où le petit peuple pouvait se déguiser et les parodier.
Non, le goût du carnaval n'est pas mort et enterré, peut-être juste un peu plus en France qu'ailleurs.
Néanmoins, on nous reparlera dans le livre du local et pétillant " Carnaval de Dunkerque" qui dure 3 mois, de janvier à avril.
Vive la fête en famille et entre amis!
On se déguisera comme des grands!
Le carnaval ailleurs est une célébration gérée par des adultes et pour tous, on nous fera (re)découvrir le " Carnaval de la Barbagia" (Sardaigne, Italie, en janvier), le " Carnaval de Binche" (Belgique, 3 jours avant Mardi gras), le "Carnaval de Bâle" (Suisse, 3 jours avant Mardi gras), le " Carnaval de la Nouvelle Orléans (États- Unis, 6 à 10 semaines jusqu'à Mardi gras), celui de " Cayenne" (Guyane, 6 à 10 semaines à l'Épiphanie), de " Rio de Janeiro" (Brésil, 5 jours avant Mardi gras), de "Barranquilla" (Bolivie, 4 jours avant Mardi gras), d'"Oruro" (Bolivie, 4 jours avant Mardi gras), celui de "Notting Hill" (Royaume Uni, 2 jours avant la fin du mois d'août).
Le si important "Carnaval des Antilles" ne figurera hélas pas dans le programme (mais retenez le, Dom Tom françaises!)
Les créatures du carnaval, place !
Les traditions développeront des personnages cohérents comme les "Mèrdules", bergers masqués aux clochettes, de la création des "Mamuthones" de Sardaigne, face aux autres gens déguisés les "Boes", hommes-boeufs à clochettes dotés de masques à cornes. Ces bergers attraperont les jeunes filles au lasso selon un rituel de fertilité.
Qui ne connait pas le "Gille", bossu, rouquin moustachu avec des sabots, avec un habit traditionnel à grelots décoré de lions de couronnes et d'étoiles, qui lance des oranges sur le public?
Et ici, enfin des femmes admises à se déguiser avec le " Tambour-Major" du Carnaval de Dunkerque, avec l'uniforme militaire napoléonien, les épaulettes à franges, les guêtres, la canne à pommeau et le bonnet à poils!
Il y en aura plein d'autres, fantasques, étranges, originaux, dont la géante de Dunkerque" La Reuzinne" ou le bouffon "Ueli" jouant de la flûte de Bâle, le "Waggis" échevelé au gros nez rouge jouant du tambour, le petit " indien noir " aux grandes plumes d'autruche roses de la Nouvelle Orléans et son "squelette" également qui réveillera la population en bande au petit matin.
Le documentaire nous fera voyager.
Tiens, connaissiez-vous la " Touloulou" de Cayenne, danseuse mystérieuse en madras? Ou son chien indocile " Bobi", homme costumé pourvu d'une corde autour du cou pour rappeler la laisse - car la légende dit que le maitre de Bobi lui donne des coups de fouets mais qu'il préfèrera n'obéir que si il le souhaite - ?
Liberté, je crie ton nom, " Pili pipip Wé!"!
Le saviez-vous?
Ce folklore est lié à une fête des "Nèg'Marrons" au rythme cadensé et chaud, où les habitants se coiffent d'un bandeau et revêtent le pagne Kalembe pour la course du "marronnage" (symbolisant la fuite des esclaves pour être libres. Les spectateurs qui traditionnellement tenteront de les empêcher de passer seront barbouillés d'huile et de suie*.
"Marron" vient du mot espagnol cimarrón, aussi emprunté à un peuple autochtone, les Taïnos. Il désignait le bétail domestique qui s'échappait des enclos et les colons auront adopté ce terme pour désigner les esclaves noirs fugitifs...)
Passionnant, non?
C'est un véritable acte de résilience et de respect que d'être capable de se réapproprier la tragédie du passé pour le transformer en une fête des morts festive et joyeuse, en les honorant par là même, "nous chantons, dansons, grâce à vous!".
Ce sont des fêtes déguisées très imprégnée d'histoire et animée d'une vive envie de vivre, contrairement à Halloween qui ne nous connectera pas à notre histoire de la même façon.
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CATHERINE LOIZEAU
AUTRICE
https://www.bayard-editions.com/livres/intervenants/1690-catherine-loizeau/
https://www.ricochet-jeunes.org/auteurs/catherine-loizeau
ET
BÉATRICE VEILLON
ILLUSTRATRICE
https://www.babelio.com/auteur/Beatrice-Veillon/68346
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CE QU'ILS EN DISENT?
https://www.babelio.com/livres/Loizeau-Carnaval/1761926










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