GLENAT
GLENAT BD
2026
978-2344067130
A PARTIR DE 9 ANS
: Dans un futur lointain, la terre est conquise par des aliens ou des IA pilotant des méchas extraterrestres. Qui peut encore savoir au début?
Les humains seront aussi à la pointe de la technologie mais n'auront pu repousser les assauts de l'envahisseur.
Le présent du début démarrera quelques années plus tard, pour certains humains, c'est la survie.
Le futur restera technologique donc les plus pauvres pilleront les casses et les décharges pour revendre des pièces de robots encore correctes. Des voleurs de ferrailles "des pirates" dépouilleront les débrouillards.
Le jeune Soni se montrera très débrouillard et capable, ratissant les décharges en compagnie de son chien (pour réparer son propre mécha et pouvoir le revendre pour se sortir de son désoeuvrement). Il vit seul à priori.
La planète n'a pas l'air d'être non plus en grande forme, veinée de tuyaux, industrialisée au maximum par les aliens pour recueillir de l'énergie vitale dont s'alimente le vaisseau mère (un vaisseau qui fait d'autres vaisseaux, voyez?).
On imaginera un peu que cela impactera les humains, la flore, la faune, la capacité des hommes à se nourrir.
Et les décors à l'image ne détromperont pas beaucoup, des relents d'univers désertique à la "Mad Max", en moins barbare.
L'auteur prévoira des jeux d'arènes pour divertir les régnants et décourager les natifs*, les soumettre toujours un peu plus: mécha terrien versus mécha alien ! Tandis que le lecteur se montrera très excité à l'idée (on pense aussi aux tournois musclés des mangas Dragon ball).
(* dans ce registre, nous recommanderons aux grands ados la série du très regretté Joseph Delaney, "Arena 13" ou la tyrannie d'un Djinn soumettant les humains à des jeux de gladiateurs en échange de leur liberté, un marché de dupe puisqu'il est invincible).
Le sort poussera Soni à y participer avec de nouveaux compagnons.
On devrait se réjouir de voir défiler des méchas tous différents stylisés très "Bioman"...
Une inspiration qui plaira.
L'auteur illustrateur Christophe Alliel rendra hommage sans nul doute aux mangas japonais Mecha où aliens et terriens s'affronteront pour ne pas être colonisés pour ces derniers et soumis en esclavage, c'est le classique scénario des Mazinger, Grendizer de Gô Nagaï (Goldorak en vf) et plus récemment des Evangelion de Yoshiyuki Sadamoto, voire des Patlabor de Masami Yūki .
Les premiers s'installeront dans la classique vision SF de la rencontre du 3ème type imaginée en mode du pire, l'invasion extraterrestre sans désir de cohabitation dans son pire scénario: "et si il existait une vie ailleurs dans l'espace, nos tentatives d'explorer l'espace n'alerteraient ils pas simplement des voisins trop belliqueux?"
Patlabor se démarquera, illustrant un futur adapté à notre génie robotique et industriel en constante évolution, avec des méchas capables de remplacer les ouvriers et leurs engins de chantier ou dans d'autres domaines. Les Patlabor étaient, rappelez-vous, une police adaptée, équipée de méchas pour contrôler les abus, elle offrait aussi une vision futuriste très quotidienne et terrestre, pas de virée en fusées.
"Gardiens de fer" s'inspirera des deux veines de récits et d'une préoccupation écologique très française.
La BD est un vrai plaisir dans ses détails, reprenant des codes du mangas évidemment, les gros yeux, la stylisation des mèches de cheveux, mais s'en détachant par des lignes et des récits plus français.

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