MOI, LIGIA, SIRENE/ SYLVIE BAUSSIER





SCRINEO

COLL. MYTHOLOGIE
9782367408415
A PARTIR DE 10 ANS




: Le lyrisme, la tragédie et la poésie romantique des drames grecques se sont posés comme une brulante rosée sur les ailes des personnages. Elles sont maudites et comme beaucoup de personnages métamorphosés, elles n'ont plus qu'à regarder le temps passer et ruminer sur leur triste sort.
Certains gagneront une éternité de dupe, transformés en fleur, en étoile ou en arbre, pour regarder les autres vivre leur vie et mourir. Ah si seulement, ils pouvaient de nouveau mourir...
Et d'autres seront punis et avilis en monstre, ce qui pourrait être bien pire, libre de leurs mouvements mais condamnés à être craints ou haïs par les autres.
Les sorts divins dans leurs mythes jugeront que la solitude sera la peine la plus appropriée pour avoir cru pouvoir défier l'ordre des choses, l'ordre des dieux inaccessible.
"Plus jamais, tu ne seras admiré, convoité, écouté, aimé!"
C'est à présent le destin des soeurs Ligia et Leucosia, mutées en sirène par la déesse Démeter.
C'est Ligia qui racontera sa nouvelle apparence de griffes, de plumes, de singularité trop étrange pour le commun des mortels.
Quelle existence que de rester chaque jour postée sur un rocher ?
Leucosia proposera presque un effet miroir, le monstre assumé, riant de sa pénitence et suggérant une sirène bien moins tendre pour qui la croisera.
Leucosia, amère, représentera l'acceptation. Ou presque. Pour l'instant, Ligia est aussi le miroir, la part d'humanité qui résiste chez Ligia qui n'aura pas encore fait le deuil de son ancienne vie.
Manger la chair des marins...Brrr...
Ligia sera pleine de regrets et donc racontera son histoire aux jeunes lecteurs.

Nous nous replongerons dans le mythe du "Printemps", la mésaventure de Perséphone, appelée aussi "Coré", ravie par le dieu des enfers amoureux.
Ligia et Leucosia étaient les amies de Coré mais l'entendirent crier sans être témoin de sa disparition.
Nous, lecteurs, nous savons, pourquoi elles pourront toujours sillonner, patrouiller, scruter la terre en vain, car Coré est en dessous, au royaume invisible et souterrain.
Leucosia se plaindra à la mère de Coré de ne pouvoir voler pour rechercher leur amie. Et bien, qu'il en soit ainsi...

C'est bien écrit, s'étendant sur l'expression des sentiments, c'est délicat sur la mélancolie, la faim animale honteuse, la honte de leur nouvelle apparence ingrate.
"Moi, Ligia, sirène" est à découvrir.






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SYLVIE BAUSSIER

AUTRICE
https://www.babelio.com/auteur/Sylvie-Baussier/17569

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CE QU'ILS EN DISENT?

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