BELIN JEUNESSE
2013
2701163218
A PARTIR DE 7 ANS
: Nous en avions déja parlé, Frederick Mansot et son incroyable talent qui marie l'illustration jeunesse et joue de l'artisanat textile.
Les tissus deviennent support pour raconter des histoires, l'auteur illustrateur faisant évoluer ses personnages dessus avec ses pinceaux, les tissus revêtant après son passage des décors inédits et laissant apparaître des éléments décoratifs de leur présentation d'origine ci et là, comme un détail de nature ou une langue de loup.
Les détails sont des éléments décoratifs typiques d'un pays, d'une culture, d'un artisanat, participant ainsi à nous transporter d'avantage et à glisser un soupçon d'authenticité à l'origine du conte raconté.
Avec l'auteur Yves Pinguilly, nous serons partis inévitablement en Afrique, une terre qui lui est chère, jusque dans ses récits.
Nous voici partis pour le Mali avec ce conte.
Les pages de garde nous présenteront le tissu typique choisi, avant qu'il ne soit métamorphosé par l'histoire, ce qui nous permettra d'en reconnaître les éléments grimés.
Un format à l'italienne et une grande dimension mettront pleinement en valeur le talent de Mansot.
Le conte commence mal pour le jeune héros, Bakari, fils de grand chef, qui naquit par le siège à sa naissance.
Nous savons que cette posture est dangereuse pour faire sortir le bébé de sa maman et pourtant le chef ne vit probablement qu'une effronterie que ce bébé là lui montre en premier ses fesses, on le suppose.
Tandis que ses frères recevront en héritage chevaux vaillants et solides dabas, Bakari n'aura qu'une fragile daba en terre cuite (outil semblable à l'herminette) et un pauvre bouc.
Les illustrations sont superbes et empêchent le triste sort de ternir l'histoire.
Les contes sont faits d'une justice autre qui nous fait rêver, ils rétablissent l'équilibre du misérable destin des mal nés, ainsi un génie entendit les plaintes de Bakari et lui confia trois objets magiques pour infléchir ce que la nature des durs chefs avaient imposer arbitrairement.
Ils sont bien ces contes, tout y est possible et chacun y a ce qu'il mérite.
Bakari, comme un Kirikou, est vaillant.
Moins doté que ses dix frères, il saura pourtant saisir l'opportunité du petit coup de pouce du génie et nous sourions du pied de nez donné par la démonstration de courage.
Rien n'est jamais écrit, d'ailleurs Bakari écrira sa suite d'histoire autrement.
La fin est bienheureuse comme on le souhaiterait et nous en avons plein les yeux de nous être régalé des images.
Un délice.
VOIR AUSSI DE L'ILLUSTRATEUR:
http://www.vodeo.tv/documentaire/frederick-mansot-illustrateur#play
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ET
FREDERIK MANSOT
ILLUSTRATEUR
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CE QU'ILS EN DISENT?
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VOIR AUSSI
POUR LES PLUS JEUNES:
AUTREMENT JEUNESSE
2015
9782746738676
A PARTIR DE 8 ANS
: Les bibliographies de littérature jeunesse ne manquent pas de titres en faveur de la paix, dans le monde et au sein de notre propre entourage.
Si les Editions Rue du Monde se font les médiateurs réguliers de l'ouverture sur le monde, mettant à l'honneur tous les continents et également la voix des nombreux combattants de cette liberté chérie,dans la grande histoire jusqu'à nos jours, les Editions Autrement ne sont pas en reste pour ce message humanitaire auprès des jeunes lecteurs.
« Sans défense » de Yves Pinguilly et illustré par Florence Koenig est un nouveau plaidoyer contre l'absurdité et les ravages de la guerre.
L'histoire commence comme un petit contre africain de tradition,
Zotizo naît le même jour que Doli Kôli l'éléphanteau
et l'on s'attend à une aventure magique
et puis, contre toute attente,
une réalité fracasse le décor.
Zotizo naît le même jour que Doli Kôli l'éléphanteau
et l'on s'attend à une aventure magique
et puis, contre toute attente,
une réalité fracasse le décor.
Cette nuit, ces éclairs,
ces éléments déchaînés sur le village auraient pu être l'oeuvre d'un dieu vindicatif, d'un sorcier maléfique
et pourtant, il n'en ai rien.
ces éléments déchaînés sur le village auraient pu être l'oeuvre d'un dieu vindicatif, d'un sorcier maléfique
et pourtant, il n'en ai rien.
Cette force mortelle est l'oeuvre de l'homme.
Le récit fait entrer dans ce petit havre de paix africain des milices armées, adultes,
enfants embrigadés.
Dans cette réalité, les éléphants également se montrent sans défenses à plusieurs titres.
enfants embrigadés.
Dans cette réalité, les éléphants également se montrent sans défenses à plusieurs titres.
Le jeune Zotizo découvre les défenses d'ivoire sur le sol
et ses parents l'instruisent de la triste réalité,
que les hommes peuvent être cruels aussi.
et ses parents l'instruisent de la triste réalité,
que les hommes peuvent être cruels aussi.
L'histoire se termine sur le possible espoir que les deux amis se retrouvent,
avec Djonimama la mère de Zotizo réconfortant sa famille et la forêt,
pansant les maux de ses quelques mots de mère.
avec Djonimama la mère de Zotizo réconfortant sa famille et la forêt,
pansant les maux de ses quelques mots de mère.
Note de l'auteur :
« « Sans défense, le nouvel album que signent Yves Pinguilly et Florence Koenig a pour cadre comme leur dernier titre paru Le voyage de l'arbre, la République Centrafricaine.
Yves et Florence connaissent bien le continent africain où ils ont plusieurs fois voyagé ensemble, pour rencontrer tout autant des artistes que des écrivains ou des élèves.
Cette histoire pour les plus jeunes prend sa source dans la terrible guerre qui en 2013 ravageait la Centrafrique.
Elle a pour origine la mort d'un éléphant tué par des villageois dont la mission officielle était de le protéger, lui et les siens.
Mais ces villageois avaient trop faim...
La guerre tue aussi les écoles, on le sait.
C'est donc à partir de ces terribles réalités qu'Yves Pinguilly une fois de plus invente pour tous une histoire sensible, avec le langage poétique qu'on lui connaît.
Pour Florence Koenig qui s'est si souvent baignée dans la lumière africaine, c'est la couleur qui est toujours le fil conducteur de ses recherches pour la création d'un album.
Pour le beau Voyage de l'arbre, le rouge flamboyant des feuillages menait le lecteur de page en page ; ici pour Sans défense Florence a principalement réfléchi à la manière de rendre perceptible le contraste entre la lumière de la vie paisible au village et le bouleversement de la guerre et de la mort. Le fil est donc très sombre : le brun coloré des peaux, des corps, des bois, est éclairé par les verts de la végétation, les couleurs vives des vêtements…
Un bel album pour apprendre, comprendre, aimer et… rêver à un nouveau monde où le bonheur sera mieux partagé, où les enfants ne subiront pas les coups et blessures de la guerre. » Yves Pinguilly »
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FLORENCE KOENIG

ILLUSTRATRICE
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CE QU'ILS EN DISENT ?
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VOIR AUSSI:

AUTREMENT
Coll. FIL ROUGE
2013
(Gd format: 2001)
9782746734463
A PARTIR DE 8 ANS ET +
Extrait video:
http://www.ina.fr/video/1961880001
« Issa s'était arrêté à deux pas de Fati.
Il la regardait d'assez près pour voir ses yeux.
Il s'exclama :
- Mais, que s'est-il passé ? Tu as lavé tes yeux dans le ciel ? »
En effet, depuis que le petit poisson Sonson remercia de deux de ses écailles la jeune pêcheuse aveugle pour l'avoir relâché,
le ciel s'était désormais logés dans les yeux de Fati.
La petite fille pouvait à présent y faire entrer le monde,
un monde qu'elle connaissait du bout des doigts
et dont la présence venait lui chatouillait chaque jour de façons si diverses les narines.
"C'est magique!",
pourrait s'exclamer son ami fidèle Issa.
Il est heureux, rayonne comme le soleil au dessus de sa tête.
Mais de cette magie-là, le village n'en veut pas.
La magie apporte le mauvais sort.
La petite fille noire aux couleurs de ciel ne peut rester dans le village.
Fort heureusement,
son camarade Issa ne la laissera pas fuir seul.
Comme l'on dit, l'Amour donne parfois des ailes.
Des ailes qui les emporteront loin du malheur
mais des ailes qui annonceront un jour leur retour.
: Voici un autre titre de la nouvelle collection « Fil Rouge », une redécouverte d'un album de Yves Pinguilly et illustré d'une touche lumineuse tout en pastels par Florence Koenig, aux tons aussi chauds que le soleil et les terres d'Afrique.
Le texte de Pinguilly est poétique,
doux amer comme un carré de chocolat fort de cacao.
Une sorte de conte où tout est possible,
où la nature est vivante et parle aux hommes comme dans certaines traditions du grand continent noir,
où la générosité est récompensée, où la force de l'amour permet de contrer les méchancetés et donne droit à la différence.
Les adultes auront sans doute dans l'esprit le triste destin des enfants albinos,
entre autres, victimes de la superstition.
L'auteur nous démontre que la différence trouve sa place dans l'amitié et l'amour le temps d'une histoire, peut-être que la magie de la nature s'en ait mêlé, qui sait.
Elle annonce en tout cas le retour des jeunes amoureux, héros qui se sont trouvés,
se parant de plumes de nuit et d'un regard d'azur qui charment le village.
Les esprits changent,
les regards aussi
et celui de Fati ne trouvera plus de doigts pointés.
Une très belle écriture.
Coll. FIL ROUGE
2013
(Gd format: 2001)
9782746734463
A PARTIR DE 8 ANS ET +
Extrait video:
http://www.ina.fr/video/1961880001
« Issa s'était arrêté à deux pas de Fati.
Il la regardait d'assez près pour voir ses yeux.
Il s'exclama :
- Mais, que s'est-il passé ? Tu as lavé tes yeux dans le ciel ? »
En effet, depuis que le petit poisson Sonson remercia de deux de ses écailles la jeune pêcheuse aveugle pour l'avoir relâché,
le ciel s'était désormais logés dans les yeux de Fati.
La petite fille pouvait à présent y faire entrer le monde,
un monde qu'elle connaissait du bout des doigts
et dont la présence venait lui chatouillait chaque jour de façons si diverses les narines.
"C'est magique!",
pourrait s'exclamer son ami fidèle Issa.
Il est heureux, rayonne comme le soleil au dessus de sa tête.
Mais de cette magie-là, le village n'en veut pas.
La magie apporte le mauvais sort.
La petite fille noire aux couleurs de ciel ne peut rester dans le village.
Fort heureusement,
son camarade Issa ne la laissera pas fuir seul.
Comme l'on dit, l'Amour donne parfois des ailes.
Des ailes qui les emporteront loin du malheur
mais des ailes qui annonceront un jour leur retour.
: Voici un autre titre de la nouvelle collection « Fil Rouge », une redécouverte d'un album de Yves Pinguilly et illustré d'une touche lumineuse tout en pastels par Florence Koenig, aux tons aussi chauds que le soleil et les terres d'Afrique.
Le texte de Pinguilly est poétique,
doux amer comme un carré de chocolat fort de cacao.
Une sorte de conte où tout est possible,
où la nature est vivante et parle aux hommes comme dans certaines traditions du grand continent noir,
où la générosité est récompensée, où la force de l'amour permet de contrer les méchancetés et donne droit à la différence.
Les adultes auront sans doute dans l'esprit le triste destin des enfants albinos,
entre autres, victimes de la superstition.
L'auteur nous démontre que la différence trouve sa place dans l'amitié et l'amour le temps d'une histoire, peut-être que la magie de la nature s'en ait mêlé, qui sait.
Elle annonce en tout cas le retour des jeunes amoureux, héros qui se sont trouvés,
se parant de plumes de nuit et d'un regard d'azur qui charment le village.
Les esprits changent,
les regards aussi
et celui de Fati ne trouvera plus de doigts pointés.
Une très belle écriture.





























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