LES DEUX PAYSAGES DE L'EMPEREUR/ CHUN-LIANG YEH ET ILLUSTRÉ PAR WANG YI




HONGFEI ÉDITIONS

2010
9782355580260
À PARTIR DE 8 ANS







: Un conte sensible, très sensible venant d'Asie.
C'est l'histoire d'une impératrice qui aura le mal du pays et l'affaire d'un concours pour lui redonner un peu de goût de vivre.
Le souvenir.
Le souvenir de son ancienne vie semble fort de souvenirs et il est encore difficile de couper le fil d'attache, de composer ses journées sans, comprendrons nous.
De quoi est fait une journée d'impératrice?
Ça ne sera pas le sujet ni le plus important dans ce conte, ça ne sera que l'excuse de mise en place pour aborder l'autre vrai sujet: le concours de peinture.

Quel rapport?
Vous verrez.
Nous sortirons en partie de la langueur de l'ancienne princesse fraîchement mariée pour se pencher sur une sorte d'Art-thérapie suggérée par l'empereur son mari: une fabuleuse peinture qui lui rappellera son pays natal.

Deux artistes illustres du royaume seront en concurrence, nous comparerons leur talent et leur style.
C'est là que l'auteur Chun-Liang Yeh souhaitera nous emmener, dans l'expression et l'interprétation de l'Art en peinture.
L'approche est fine.
Nous devrons comparer, avec le royaume du conte, deux paysages très différents et pourtant au sujet identique.
Pourquoi?
Les deux artistes nous rappelleront faussement un peu la fable du " Lièvre et de la tortue", à la différence que leurs forces et capacités d'exécution seront égales.
Pourtant, plutôt que de bâtir un calendrier strict afin de finir sa peinture à temps, l'un des artistes prendra le temps et cherchera l'inspiration. Moitié lièvre, moitié tortue.
Nous sourions un peu, nous grands lecteurs, car sans doute qu'à l'époque des rois et des empereurs qui donnaient des fortunes en contrepartie d'une peinture grandiose, il fallait démontrer régulièrement un travail qui avance, sans s'enquérir d'une autre version que le sujet sous leurs yeux.
Ce deuxième artiste, que l'on apercevra humant l'air en haut d'une montagne sur la première de couverture donnera l'air d'un odieux dilettante qui ne tiendra pas à satisfaire son empereur.
Faire de la peinture pour le plaisir, quelle drôle d'idée!
Le peintre Wu pourra t-il satisfaire le coeur de l'impératrice?
C'est l'empereur qui conclura comme il se doit cette ode à l'inspiration picturale: " Tracer la forme, c'est fort bien; dessiner l'esprit, c'est divin."
Vous avez saisi, jeunes lecteurs?
Le deuxième peintre aura gagné.

L'illustrateur Wang-Yi jouera un peu de cela finalement, en nous inspirant un style de peintures très anciennes chinoises au travers de sa propre façon de dessiner.
Et c'est assez réussi puisque en plus de profiter de l'adaptation d'une anecdote en conte par l'auteur Chun-Liang Yeh, nous serons transportés par les images de l'illustrateur sur des impressions, données par son trait, ses couleurs, ses représentations du réel.
Très chouette.







VOIR AUSSI:






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CHUN-LIANG YEH

AUTEUR

ET

WANG YI

ILLUSTRATRICE

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CE QU'ILS EN DISENT?
https://www.babelio.com/livres/Yeh-Les-Deux-Paysages-de-lEmpereur/682987

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