OSKAR ÉDITEUR
2023
9791021408067
À PARTIR DE 12 ANS ET +
: Lucilla, 15 ans, à la mort de sa mère décide de se rendre au Ludus de Lugdunum pour y être engagée comme Gladiatrice. C'est une attraction qui plait au public des arènes: qui sont ses femmes qui cèdent à l'appel de la lutte entre elles devant un public et qui en accepteront les conséquences mortelles?
Attention, ça va faire mal!
Comme leurs confrères masculin, ces dames vont offrir un peu de divertissement sous des noms de scène.
Tandis que certains gladiateurs économiseront leurs gains pour regagner leur liberté, Lucilla acceptera, comme certaines autres femmes libres, de signer un contrat d'employées dont les termes seront les mêmes que ceux des esclaves: son employeur aura droit de vie et de mort ou de la corriger si elle se montre indocile.
Dans quelle affaire Lucilla s'est-elle fourrée?
Un peu entrainée au maniement des épées par son oncle Caïus, ancien gladiateur mort au combat, Lucilla cherchera à en savoir plus ses origines cachées - pour sa sécurité, disait sa mère - ?
Lucilla enquêtera sur la disparition inexpliquée d'une star de l'arène surnommé " Tigrus" et de la mère du gladiateur n'ayant plus donné signes de vie depuis qu'elle s'était rendue elle-même au Ludus pour chercher son fils.
Y évoquer le nom de Tigrus est presque interdit, par superstition.
Nous suivrons donc les pas prudents de Lucilla pour trouver des traces des disparus dans les rues et la poussière de l'arène, tentant discrètement de délier les langues tout en échappant un peu à la surveillance de son "propriétaire".
Longue vie à "Daphné", la nouvelle recrue de l'arène!
Surtout ne pas y laisser la vie par son manque d'expérience au combat ou parce qu'elle questionnera les mauvaises personnes.
Beaucoup se lanceront dans cette aventure les yeux fermées à cause de l'annonce de l'auteure, déja un peu convaincus d'un certain gain de qualité sur l'aventure historique avec Catherine Cuenca en littérature jeunesse. Ça sera évidemment à confirmer, jeunes lecteurs.
Catherine Cuenca, ce sont des héroïnes, braves et intrépides, c'est le voyage dans le temps coincée à l'époque de la Révolution française, c'est la chasse aux sorcières dans l'Italie de la Renaissance, c'est se lancer à la poursuite de l'assassin de femmes à Paris en 1849 dans ses quartiers sombres grouillant de voleurs, c'est la "Reconquista" catholique des territoires espanols encore sous la domination musulmane au Moyen-Âge.
Chaque aventure avec ces héroïnes, souvent adolescentes, seront un moyen acessible et palpitant d'aborder des périodes historiques avec facilité et de contracter le délicieux virus de la lecture.
Chacune de ses héroïnes va défier une société peu égalitaire du sort et de la parole des femmes.
Comme beaucoup de domaines historiques de l'Art, un tri est fait, il y a tellement de choses à découvrir et à porter à la connaissance du public.
On ne sait pas tout sur le destin des femmes au fil du temps, leur statut n'invitait pas toujours à un devoir de mémoire.
Aujourd'hui, nombre d'auteures et auteurs rempliront les mémoires des lecteurs, complèteront d'anecdotes intéressantes, de pratiques féminines peu connues au travers du filtre de la fiction, comme ici: avec les femmes-gladiateurs.
Quelques titres de romans jeunesse dresseront la limite claire, la femme n'aura pas sa place dans les arènes romaines, sauf dans les gradins si c'est une riche citoyenne ou intégrée au spectacle de l'arène, si c'est pour y être sacrifiée aux bêtes sauvages en tant qu'esclave. À chaque catégorie sociale et statut politique son entrée.
La fiction " Circus Maximus" d'Annelise Gray imaginera une exception avec son héroïne Didon (qui n'existera qu'en travestissant son sexe publiquement pour jouer les conducteurs auriges superstars).
Retour sur ce détail.
N'existait il pas d'auriges féminins?
Certe si, mais en Grèce (dans le monde antique " Hellénique").
Voyez cet extrait :
"... Des Jeux féminins existent pourtant bien : les jeux dits « Héréens », organisés en l’honneur d’Héra, l’épouse de Zeus, célébrée comme son époux à Olympie. Ils ont lieu quinze jours après les Jeux masculins.
Ces dames retroussent leur tunique pour courir et celles qui remportent les épreuves reçoivent, en plus de la couronne d’olivier, un quartier de boeuf destiné, non pas à finir en souvlaki – que l’on se rassure, ce n’est en rien une façon de signifier aux participantes que leur place est à la cuisine –, mais à être pieusement déposé sur l’autel d’Héra.
Ces championnes font alors figure d’exception, car la plupart des jeunes filles grecques ne reçoivent aucune éducation physique. En fait, seules les petites Spartiates bénéficient d’une formation comparable à celle des garçons. Il s’agit d’ailleurs là d’une singularité notable dont s’offusque le reste de la Grèce.
À Sparte, les jeunes filles pratiquent, tout comme les garçons, l’athlétisme, la lutte, le lancer de javelot et de disque dès le VIe siècle avant J.-C. Les habitants de Phtie, en Thessalie, en sont outrés et leur roi, Pélée, juge intolérable la liberté dont jouissent ces femmes..."
À observer également, dans les arènes grecques, la présence de la femme n'est pas requise dans les gradins, sous peine de morts.
Mais il y eut des championnes auriges grecque, nous dit-on, tel que Kyniska, soeur du roi de Sparte, Agésilas II.
https://www.lemondefeminin.com/kyniska-premiere-championne-olympique/
Intéressant?
Catherine Cuenca, elle, proposera l'aventure des femmes gladiateurs et pas en Grèce ni en territoires romains mais en Gaule celtique (un bout de la France actuelle).
Quid des gladiatrices à cette époque?
Voyez cet extrait:
"... Les Romains exigeaient une certaine égalité des sexes pour ce qui était des combats. Dans les arènes, tous les gladiateurs se voyaient donc soumis aux mêmes conditions et règles.
Les femmes devaient donc s’habiller et se battre de la même manière que les hommes.
Ainsi, elles luttaient généralement torse nu, bien que quelques unes portaient des armures lourdes.
Les autres accessoires comme le casque, l’arme et le bouclier étaient les mêmes pour les hommes et les femmes.
Les libertés de ces dernières étaient tout de même restreintes.
Les écoles de gladiateurs formaient les hommes mais n’autorisaient pas la présence de femmes. Elles recevaient donc leur apprentissage d’entraîneurs particuliers...."
https://cultea.fr/gladiatrices-des-femmes-dans-les-arenes-romaines.html
Ici avec l'héroïne ado Lucilla, nous serons dans une des Gaules de l'époque occupées par différents peuples celtes (les romains les surnommeront "les Gaulois"), plus précisément à Lugdunum (Lyon).
Ces précisions historiques nous permettront de nous rendre compte d'une période intéressante passée sur l'évolution culturelle et géographique de la France, aux frontières et à la répartition de territoires bien différentes, définies par la conquête et la victoire des clans. Imaginons nous en ce temps avec la Belgique, un peu mêlée.
C'est Lugdunum (Lyon) qui sera la capitale du royaume celte.
Et Paris?
Occupée par des celtes. Et retenons qu'à sa future occupation gallo-romaine, c'est à ce moment-là que Lutecia prendra le nom de ses habitants, les celtes "parisiens" (latin: Parisii).
Une intrigue, une auteure et un thème qui éveilleront plus que de l'intérêt, un vrai plaisir d'en apprendre plus sur notre Histoire d'une manière aussi agréable.
VOIR:
VOIR AUSSI:
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CATHERINE CUENCA
AUTEURE
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CE QU'ILS EN DISENT?
https://www.babelio.com/livres/Cuenca-La-Fille-du-Gladiateur/1468362





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